Et si on regardait l’automne avec des yeux d’enfant ?

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Demandez à un adulte ce qui commence à l’automne.

Il risque de répondre : la rentrée. Le retour des lunchs. Les devoirs. Les activités parascolaires. Les rendez-vous qu’il faut recommencer à inscrire dans l’agenda. Les pneus d’hiver auxquels il faudra bientôt penser.

Demandez maintenant à un enfant.

Vous pourriez obtenir une réponse beaucoup plus intéressante.

Les feuilles dans lesquelles on peut sauter. L’Halloween qui approche. Les nouveaux amis dans la classe. Le retour du chandail préféré. La possibilité tout à fait raisonnable, selon lui, de manger une pomme en caramel un mardi.

Même saison. Deux mondes.

Et si, cet automne, on empruntait un peu le deuxième?

Les enfants ne voient pas vraiment des activités. Ils voient des possibilités.

Un adulte qui entre dans un centre d’activités intérieur voit rapidement des installations.

Un trampoline. Un parcours. Un terrain. Des obstacles.

Un enfant, lui, n’a pas nécessairement reçu le mémo lui demandant d’utiliser chaque chose exactement comme prévu.

Le parcours Ninja peut devenir une mission d’espionnage. Un trampoline peut servir à déterminer qui réussira le saut le plus étrange. Le ballon-chasseur peut soudainement devenir une affaire extrêmement sérieuse opposant deux équipes dont les noms viennent d’être inventés.

C’est peut-être l’une des différences les plus intéressantes entre le jeu des enfants et celui des adultes : nous cherchons souvent ce qu’il faut faire; eux cherchent ce qu’ils pourraient faire.

Et cette nuance change beaucoup de choses.

« Regarde-moi! » est probablement l’une des phrases les plus importantes de l’automne

Tous les parents la connaissent.

« Regarde-moi! »

Elle arrive généralement au moment précis où vous regardez ailleurs.

Et lorsque vous regardez enfin, l’exploit en question peut être spectaculaire… ou consister à sauter approximativement 14 centimètres plus haut que cinq minutes auparavant.

Peu importe.

Parce que « regarde-moi » signifie rarement seulement « observe ce que je suis en train de faire ».

Ça peut aussi vouloir dire : j’ai essayé quelque chose. J’ai réussi. Je suis fier. Je veux partager ça avec toi.

Voilà une façon différente d’aborder une sortie familiale cet automne : ne pas seulement se demander ce qu’on va faire, mais ce qu’on risque de voir apparaître.

Un peu d’audace. Une nouvelle habileté. Une petite victoire. Ou un enfant qui recommence douze fois exactement la même chose parce que, cette fois, « c’était presque parfait ».

Pour un enfant, progresser ne ressemble pas toujours à progresser

Nous aimons les résultats faciles à mesurer.

Plus vite. Plus haut. Plus longtemps. Niveau réussi.

Les enfants progressent parfois de façon beaucoup moins spectaculaire.

Celui qui observait les autres pendant dix minutes ose enfin essayer. Celle qui abandonnait après un échec recommence. Un autre comprend comment mieux contrôler son mouvement. Deux enfants qui ne se connaissent pas trouvent spontanément une façon de jouer ensemble.

Rien de tout cela ne produit nécessairement une médaille.

Pourtant, ce sont de véritables apprentissages.

Les Directives canadiennes en matière de mouvement recommandent aux enfants et aux jeunes de 5 à 17 ans au moins 60 minutes d’activité physique modérée à vigoureuse quotidiennement, en plus de plusieurs heures d’activités physiques légères.

Mais derrière les minutes et les recommandations, il existe quelque chose de beaucoup plus concret : donner aux jeunes suffisamment d’occasions de bouger pour qu’ils puissent découvrir ce dont leur corps est capable.

Et parfois, ça commence simplement par : « Je vais essayer. »

L’automne n’est pas obligé de devenir une gigantesque liste de choses à faire

Soyons justes avec les adultes : nous avons une bonne raison d’aimer les calendriers.

Sans eux, quelqu’un finirait inévitablement par arriver au hockey le jeudi alors que la pratique était mercredi.

Le problème commence lorsque toute la saison devient organisée au quart de tour.

École. Travail. Épicerie. Devoirs. Pratique. Souper. Bain. Dodo. Recommencer.

Puis arrive le samedi et cette question :

« Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui? »

Notre premier réflexe est parfois de chercher la bonne activité.

Un enfant ne cherche pas nécessairement la bonne activité. Il cherche une histoire à raconter lundi matin.

Et ce n’est pas la même chose.

La sortie parfaite n’existe probablement pas. Tant mieux.

Voici une excellente nouvelle : vous n’avez pas besoin de créer un souvenir mémorable.

En fait, essayer très fort de créer un « MOMENT FAMILIAL MÉMORABLE » constitue probablement l’une des façons les plus efficaces de ne pas en créer un.

Les souvenirs familiaux ont une fâcheuse tendance à choisir eux-mêmes ce qui mérite d’être conservé.

Vous planifiez une sortie formidable : personne n’en reparle.

Papa perd lamentablement un duel de Gladiateur contre sa fille de huit ans : l’histoire revient à Noël pendant quatre ans.

Le souvenir peut être une chute particulièrement élégante. Une revanche réclamée immédiatement. Une première réussite. Une phrase absurde lancée entre deux sauts.

Ce qui compte n’est pas nécessairement l’événement exceptionnel.

C’est souvent l’imprévu au milieu d’une journée ordinaire.

Et les écrans dans tout ça?

Impossible de parler de l’univers des enfants sans que les écrans entrent dans la conversation. Téléphones, tablettes, consoles et vidéos font partie de leur quotidien. Les diaboliser ne les fera pas disparaître.

Les données canadiennes les plus récentes disponibles montrent d’ailleurs que le défi demeure bien réel chez les adolescents : les jeunes de 12 à 17 ans passent en moyenne 10,6 heures par jour en comportement sédentaire, et seulement 22 % atteignent les recommandations canadiennes en matière d’activité physique.

La question intéressante n’est donc peut-être pas : « Comment éloigner les enfants des écrans? »

Elle pourrait plutôt devenir :

« Qu’est-ce qui leur donnera envie de les oublier pendant un moment? »

Nuance importante.

Parce qu’un enfant qui court vers son prochain défi ne pense généralement pas qu’on est en train de lui imposer une « saine habitude de vie ».

Il est occupé.

Et c’est très bien ainsi.

Essayez une petite expérience cet automne

Lors de votre prochaine sortie, laissez votre enfant décider d’une partie du programme.

Pas tout. Restons raisonnables.

Mais donnez-lui une mission : choisir un défi qu’il n’a jamais tenté.

Puis modifiez légèrement les rôles.

Il doit vous en choisir un.

Vous découvrirez peut-être alors une autre particularité fascinante de l’enfance : les enfants prennent un plaisir absolument disproportionné à voir leurs parents tenter quelque chose qu’ils ne maîtrisent pas.

Profitez-en.

Il n’est écrit nulle part que les adultes doivent toujours être ceux qui savent comment ça fonctionne.

Cet automne, essayons de voir ce qu’ils voient

Un enfant n’entre pas chez O-Volt en se disant qu’il vient faire son quota quotidien d’activité physique.

Heureusement.

Il voit plutôt quelque chose à essayer, quelqu’un à défier, un mouvement à réussir ou un endroit qu’il n’a pas encore exploré.

Et si vivre O-Volt autrement cet automne, c’était simplement ça?

Ne pas chercher à remplir une journée. Ne pas vouloir fabriquer le souvenir parfait. Ne pas transformer chaque activité en objectif à atteindre.

Juste laisser un peu de place à la curiosité.

La prochaine fois, plutôt que de demander « Qu’est-ce que tu veux faire? », essayez :

« Qu’est-ce que tu n’as jamais essayé? »

La réponse pourrait vous surprendre.

Et si elle mène vers un parcours Ninja, un trampoline, un duel ou quelque chose dont vous ignorez encore complètement le nom, vous pouvez toujours jeter un œil aux activités offertes chez O-Volt. Et pour les enfants qui découvrent qu’essayer une fois ne leur suffit décidément pas, les cours O-Volt permettent aussi d’explorer certaines disciplines plus loin.

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Références

Agence de la santé publique du Canada. (2026). Activité physique : Soyez actifs pour votre santé. Gouvernement du Canada. Cette page confirme notamment la recommandation d’au moins 60 minutes par jour d’activité physique modérée à vigoureuse pour les enfants et les jeunes de 5 à 17 ans.
Consulter la source en français – Gouvernement du Canada

Agence de la santé publique du Canada. (2024). La santé des jeunes au Canada : portrait de la santé mentale. Gouvernement du Canada. Voir notamment le chapitre 7 : « L’activité physique, le temps d’écran et le sommeil », qui traite de l’activité physique, de la sédentarité, du temps d’écran et du sommeil chez les jeunes au Canada.
Consulter le rapport en français – Gouvernement du Canada

ParticipACTION. (2024). Édition 2024 du Bulletin de l’activité physique chez les enfants et les jeunes de ParticipACTION. Le rapport complet en français synthétise les données canadiennes disponibles et évalue différents indicateurs liés à l’activité physique des enfants et des jeunes.
Consulter le Bulletin 2024 complet en français – ParticipACTION

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